Comment lire son cheval ? Calme, détente et vigilance, à pied et en selle

La peur et la colère chez le cheval se remarquent facilement.
Il est plus difficile de reconnaître qu’un cheval se sent bien, se détend ou est en train de relâcher la tension.
Nous montrons ce qu’en disent les études les plus récentes, ce qui se voit à pied et ce qui se voit en selle.

Chevaux au pré à l’aube
En bref
  • Un cheval qui se sent bien passe la plupart de son temps à manger, à marcher tranquillement et à regarder autour de lui. Fixer longuement un point sans bouger est plutôt le signe que quelque chose ne va pas.
  • La détente et le plaisir ne se ressemblent pas. Au repos, le cheval a la lèvre inférieure relâchée ; quand on le gratte à son endroit préféré, il avance la lèvre supérieure.
  • Les chercheurs associent le mâchonnement à vide et l’ébrouement après un moment difficile au retour à l’équilibre. Le bâillement est moins univoque.
  • En selle, on voit moins de choses qu’on ne le croit. Dans les études, beaucoup de chevaux considérés comme travaillant confortablement boitaient.
  • Un signal isolé en dit peu. Ce qui compte, c’est plusieurs signaux à la fois, la situation et la comparaison avec le comportement habituel du cheval.

On dit souvent des chevaux que « tout se voit ». C’est vrai pour la peur ou la colère. Mais les signaux de calme et de détente sont discrets et faciles à manquer, alors que ce sont justement eux qui indiquent si ce que vous faites avec votre cheval lui convient.

Nous avons rassemblé les études les plus récentes sur l’apparence d’un cheval qui se sent bien, se détend, relâche la tension ou est vigilant. Nous consacrons une partie à ce qui se voit en selle. À la fin, vous trouverez un tableau pour vous aider à interpréter tout cela.

Pourquoi cela vaut la peine de l’apprendre

Dans une étude où des membres de groupes équestres ont regardé six vidéos, la plupart des participants n’ont reconnu les signes de stress du cheval que sur une partie des vidéos. Les comportements traduisant des émotions désagréables passaient souvent inaperçus, et les vidéos montrant des méthodes naturelles et de la monte sans bride étaient le plus souvent prises à tort pour agréables pour le cheval[1].

Cela s’apprend. Les participants à un cours en ligne sur la reconnaissance des états émotionnels des chevaux ont dit avoir commencé à regarder l’ensemble du langage corporel, les sens du cheval et la façon dont leur propre comportement influence le cheval[2].

Il existe aussi une difficulté à garder en tête dès le départ. Une revue de 109 études sur les interactions entre chevaux et humains relève que, dans la plupart de ces situations, le comportement du cheval est dirigé ou limité par l’humain. Cela peut masquer aussi bien les mauvais signaux que les bons. Quand le cheval avait sa liberté, les expériences agréables avec les humains allaient de pair avec le fait de s’approcher, et les désagréables avec l’évitement[3].

Le calme : un cheval qui se sent en sécurité

Un cheval qui se sent bien a l’air étonnamment ordinaire. Les chevaux sauvages et semi-sauvages vivant dans des conditions paisibles, sans prédateurs et avec de la nourriture en abondance, passent la plupart de leur temps à paître, à se reposer, à regarder autour d’eux et à se déplacer lentement d’un endroit à l’autre. Les chercheurs appellent cet état le contentement : une émotion agréable de faible intensité, dont l’essence est le calme[4].

Dans une étude portant sur 174 chevaux de huit écuries, le temps passé à manger, à marcher tranquillement et à regarder autour de soi allait de pair avec des indicateurs de bon bien-être. Rester longtemps immobile, fixer un point et avoir des contacts hostiles avec d’autres chevaux allaient de pair avec des indicateurs de mauvais bien-être[4]. Une revue systématique de 2024 a retenu comme bons signaux la consommation de fourrage et les contacts amicaux avec d’autres chevaux. Comme mauvais : le repli sur soi ou l’agitation dans un environnement habituel, l’évitement de l’humain lors des manipulations et les conflits dans le troupeau[5].

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d’observation à des moments calmes de la journée ont suffi aux chercheurs pour bien décrire « l’ambiance » d’une écurie, c’est-à-dire la façon dont s’y sentent les chevaux qui y vivent[4].Hausberger et al., Animals, 2026

Un indicateur simple au quotidien : les oreilles pendant le repas de foin. Les chevaux qui passaient plus de temps à manger gardaient plus souvent les oreilles vers l’avant en mangeant. Des études antérieures associaient des oreilles constamment couchées en arrière pendant le repas à des problèmes chroniques, comme des troubles vertébraux ou des stéréotypies[4].

Détente et plaisir, ce n’est pas la même chose

Un cheval détendu, au repos, a généralement les yeux mi-clos et la lèvre inférieure relâchée. Dans une étude pilote polonaise, la lèvre inférieure relâchée était le signe le plus souvent observé chez les chevaux pendant un massage, et avec les yeux mi-clos, les chevaux semblaient par moments somnoler. Il n’y avait toutefois que cinq chevaux[6]. Dans une étude portant sur 32 chevaux de course après une thérapie manuelle, la tête s’abaissait chez 78 % d’entre eux, et chez 63 %, les oreilles retombaient sur les côtés. Les auteurs précisent qu’il n’y avait ni mesure avant la séance ni groupe témoin[7].

Le plaisir se manifeste autrement. Dans une étude de chercheurs français, des chevaux ont été pansés pendant 11 séances, soit en douceur, aux endroits qu’ils aimaient le plus, soit selon une procédure fixe. Les chevaux pansés en douceur recherchaient plus souvent le contact, et ceux pansés selon la procédure s’écartaient plus souvent[8].

La différence se lisait dans l’expression faciale. Pendant un pansage agréable, les chevaux avaient les yeux mi-clos, la lèvre supérieure avancée, immobile ou frémissante, l’encolure à mi-hauteur et les oreilles orientées vers l’arrière, presque dans l’axe du nez. Pendant un pansage désagréable : l’encolure haute, les yeux grands ouverts ou le blanc de l’œil visible, les lèvres pincées et chaque oreille orientée différemment. Un an plus tard, lors d’un pansage ordinaire, l’expression faciale distinguait encore les deux groupes, alors que le comportement lui-même ne les distinguait plus[8].

Cette étude offre deux conseils pratiques. Premièrement, des oreilles en arrière ne signifient pas toujours la colère : c’est justement ainsi que les chevaux les tenaient quand on les grattait à leur endroit préféré. Deuxièmement, le plaisir n’est pas le repos. Les chevaux pansés en douceur n’avaient pas l’expression du repos, avec la lèvre inférieure pendante et relâchée, mais une expression tendue : oreilles en arrière et lèvre supérieure avancée[8].

Ce qui fait plaisir dépend du cheval. Une étude portant sur 20 chevaux a testé quatre approches : le grattage au garrot, une nourriture appétente, un entraînement avec récompense et la compagnie d’un congénère apprécié. Chacune pouvait fonctionner, mais les chevaux réagissaient différemment selon leur caractère[9].

La vigilance : regarder autour de soi ou fixer

La vigilance fait normalement partie de la vie d’un cheval et n’est pas en soi un mauvais signe. C’est sa forme qui compte. Les chercheurs distinguent le fait de regarder autour de soi, c’est-à-dire balayer l’environnement d’un regard mobile, de l’attention figée, c’est-à-dire fixer longuement un point. Regarder autour de soi était associé à une meilleure santé et à un meilleur bien-être. La fixation s’observait plus souvent chez des chevaux présentant des indicateurs de mauvais bien-être, par exemple des stéréotypies ou des oreilles couchées pendant le repas[4].

En pratique : un cheval qui lève la tête, oriente les oreilles vers un bruit, puis se remet à manger au bout d’un moment est à la fois vigilant et calme. Un cheval qui reste longtemps la tête haute à fixer un endroit a besoin de votre attention. Il vaut la peine de vérifier ce qui l’inquiète.

Attention au calme apparent. Dans une étude portant sur 59 chevaux en activité, 24 % présentaient des périodes d’immobilité dans une posture inhabituelle : regard fixe, tête immobile et oreilles immobiles. Ces chevaux réagissaient moins à ce qui se passait autour d’eux, mais réagissaient plus fortement dans les situations plus difficiles. Les chercheurs ont appelé cette posture le repli sur soi et l’ont comparée aux descriptions de la dépression chez l’humain[10]. Un cheval silencieux dans un coin de son box ne se repose donc pas toujours.

Le relâchement : quand la tension retombe

Le relâchement, c’est le passage de la tension au calme. On le voit le plus facilement juste après quelque chose de difficile : après une frayeur, après un soin, après avoir retiré la selle, à la fin d’un exercice. Les études décrivent plusieurs signaux de ce type :

  • Mâchonnement à vide et ronflement. Après une frayeur soudaine, les chevaux mâchonnaient plus souvent à vide et émettaient un son caractéristique par les naseaux. Les chercheurs associent ces comportements au retour de l’organisme à l’équilibre après un stress[11].
  • L’ébrouement. On l’entend plus souvent dans des situations agréables, par exemple en broutant au pré, et chez les chevaux présentant moins de signes de stress chronique[12].
  • Le clignement des yeux. Dans des situations stressantes, les chevaux faisaient moins souvent des clignements complets, et quand leur repas était retardé, leur paupière tressaillait plus souvent[13]. Le retour à un clignement normal et calme peut donc signifier que la tension retombe.
  • Tête basse et oreilles sur les côtés. Après une thérapie manuelle, ces signes ont été observés chez la plupart des chevaux[7].

C’est pourquoi, après quelque chose de difficile, il vaut la peine de laisser un moment au cheval avant de passer à l’activité suivante. Il est alors plus facile de voir si la tension retombe.

Bâiller, se lécher, mâchonner : ce qui compte, c’est ce qui s’est passé avant

Ces comportements sont souvent présentés comme des signes sûrs de détente. Les études montrent que c’est plus complexe.

Le bâillement. Chez des chevaux domestiques et des chevaux de Przewalski vivant dans de grands enclos, le bâillement était associé à des situations intenses au sein du groupe : à l’agressivité chez les chevaux de Przewalski, aux contacts amicaux chez les chevaux domestiques. Les auteurs supposent que c’est l’intensité de l’expérience qui compte, et non le fait qu’elle soit agréable, et que le bâillement pourrait aider à évacuer la tension[14]. Chez les chevaux atteints de stéréotypies, le bâillement augmentait aux mêmes moments que les stéréotypies et allait de pair avec elles[15]. Le bâillement peut aussi être contagieux : dans un troupeau de juments au pré, les juments répondaient plus souvent par un bâillement au bâillement de celles avec qui elles avaient une bonne relation[16].

Se lécher et mâchonner. Après une frayeur, ces comportements étaient associés au retour à l’équilibre[11], et après une thérapie manuelle, ils ont été observés chez tous les chevaux de l’étude[7]. Mais puisqu’ils apparaissent après un stress, cela signifie que quelque chose a stressé le cheval auparavant. Ce qui en dit le plus, c’est donc ce qui s’est passé juste avant : le retrait de la bride, la fin d’un soin, ou peut-être quelque chose qui est sur le point d’arriver.

Bon à savoir

Si votre cheval bâille généralement aux moments où apparaissent ses stéréotypies, par exemple le tic à l’appui ou le tic de l’ours, c’est plutôt un signe de tension que de détente. Chez les chevaux atteints de stéréotypies, le bâillement augmentait justement aux mêmes moments que les stéréotypies[15].

Ce qui se voit en selle

En selle, on voit moins de choses qu’on ne le croit. Le cavalier ne voit ni la bouche, ni les yeux, ni la queue, et le cheval monté fait ce qu’on lui demande, si bien que beaucoup de signaux sont atténués[3].

Dans une étude portant sur 60 chevaux de sport et de club, considérés par leurs propriétaires comme travaillant confortablement, 73 % présentaient une légère boiterie (jusqu’au grade 2 sur une échelle de 8) sur au moins un membre, et 47 % un galop anormal[17]. C’est pourquoi il est utile de savoir à quoi ressemble un cheval monté qui n’a pas mal. Dans une étude portant sur 1 358 chevaux en compétition, la plupart des chevaux qui ne boitaient pas :

  • gardaient la tête stable, sans mouvements de haut en bas ni sur les côtés,
  • avaient les yeux ouverts, sans blanc de l’œil visible,
  • gardaient toute la langue dans la bouche, avec le mors bien droit,
  • portaient la queue droite et librement,
  • avançaient avec un rythme et une vitesse réguliers, droits, les postérieurs dans la trace des antérieurs,
  • partaient au galop sur le bon pied et n’en changeaient pas d’eux-mêmes,
  • ne trébuchaient pas et ne traînaient pas les deux postérieurs au sol,
  • se portaient volontiers en avant, sans faire d’écarts ni de sauts de mouton, et sans se cabrer[18].

Certaines de ces choses se sentent en selle : le rythme, la régularité de la vitesse, la rectitude, l’envie d’aller en avant, le bon pied au galop. Le reste, c’est-à-dire la bouche, les yeux, les oreilles et la queue, se vérifie mieux sur une vidéo.

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comportements de l’éthogramme de la douleur chez le cheval monté : c’est le seuil à partir duquel une douleur de l’appareil locomoteur est probable. Chez les chevaux en compétition, la médiane était de 4, donc des signaux isolés s’observent aussi chez des chevaux en bonne santé[18].Dyson et Pollard, Animals, 2024

Ce sont les oreilles et le regard qui en disent le plus. Des oreilles couchées en arrière pendant au moins 5 secondes et un regard intense et fixe pendant au moins 5 secondes étaient associés à une locomotion anormale[18]. Les observateurs qui évaluent l’harmonie d’un couple cavalier-cheval regardent eux aussi les oreilles et les yeux. Dans une étude avec un oculomètre, 30 personnes du milieu équestre commençaient le plus souvent l’observation du couple par les oreilles et les yeux du cheval. Y revenir souvent du regard allait de pair avec une note d’harmonie plus basse[19].

Un test intéressant au quotidien : la réaction à la selle. Dans l’étude portant sur 174 chevaux, on évaluait la première réaction du cheval qui voyait la selle à la porte : oreilles vers l’avant et approche étaient considérées comme une réaction positive, oreilles en arrière comme une réaction négative. Les chevaux qui réagissaient positivement passaient plus de temps à manger[4].

Les signaux de conflit sous le cavalier

Fouailler de la queue, secouer la tête, coucher les oreilles et ouvrir la bouche sont des comportements conflictuels. Ils apparaissent quand le cheval a du mal à faire face à un inconfort physique ou psychique[6].

Dans une étude pilote polonaise, on a compté en moyenne 32 comportements conflictuels pendant la séance montée, 12 avant et 2 après. Le plus souvent, les chevaux fouaillaient de la queue. Quand les chevaux recevaient un massage avant la séance, ils fouaillaient moins souvent de la queue sous le cavalier, couchaient moins souvent les oreilles et ouvraient moins souvent la bouche[6].

Des épisodes isolés se produisent presque toujours. En compétition de saut d’obstacles, au moins un comportement conflictuel a été observé chez chacun des 120 chevaux, le plus souvent des secouements de tête, puis des fouaillements de queue. La plupart des chevaux n’ont toutefois montré qu’un ou deux types de ces comportements, quelques fois par parcours[20]. Ce qui compte n’est donc pas que le cheval ait fouaillé de la queue une fois, mais à quelle fréquence, dans quelle situation, et si cela évolue d’une semaine à l’autre.

Le relâchement fonctionne aussi dans l’autre sens. Le cheval apprend au moment où la pression disparaît ; relâcher les rênes exactement quand il répond lui dit donc « c’est ça »[21, 22].

Comment l’interpréter

Le tableau rassemble les principaux signaux. Aucun n’est fiable à lui seul, c’est pourquoi la troisième colonne indique à quoi faire attention en plus.

Ce que vous voyezCe que cela peut signifierÀ regarder aussi
Mange, garde les oreilles vers l’avant au foin, marche tranquillement et regarde autour de luiCalme, contentement[4]Est-ce le cas la plus grande partie de la journée
Yeux mi-clos, lèvre inférieure relâchée, tête plus basseRepos, détente[6, 8]Le cheval réagit-il quand vous approchez
Quand on le gratte, avance la lèvre supérieure, ferme à demi les yeux, oriente les oreilles vers l’arrièrePlaisir[8]Présente-t-il lui-même cet endroit
Lève la tête, oriente les oreilles vers le bruit, se remet à manger au bout d’un momentVigilance ordinaire[4]En combien de temps il se remet à manger
Fixe longuement un point, oreilles et tête immobiles, indifférent à son environnementRepli sur soi, mauvais bien-être[4, 10]S’agit-il d’un nouveau comportement
Mâchonne à vide, s’ébroue ou ronfle après quelque chose de difficileRetour à l’équilibre[11, 12]Ce qui s’est passé juste avant
BâilleExpérience intense, évacuation de la tension[14]Apparaît-il aux mêmes moments que les stéréotypies[15]
Monté, fouaille de la queue, couche les oreilles, ouvre la boucheConflit, parfois douleur[6, 18]À quelle fréquence, et si cela évolue
Monté, rythme régulier, queue portée librement, se porte volontiers en avantTypique des chevaux qui ne boitent pas[18]Une vidéo de profil une fois par mois

Comment s’entraîner à observer

  1. Apprenez la norme de votre chevalObservez-le plusieurs fois pendant 10 minutes, à des moments calmes, quand il ne se passe rien. Trois observations de ce type suffisaient aux chercheurs pour décrire comment se sentaient les chevaux d’une écurie[4].
  2. Regardez l’ensembleLes oreilles, les yeux, la bouche, la queue, la posture et ce que le cheval est en train de faire. Un même signal, par exemple les oreilles en arrière, peut signifier autre chose dans une autre situation[8].
  3. Demandez-vous ce qui s’est passé juste avantLe mâchonnement, le léchage et le bâillement en disent le plus quand vous savez après quoi ils sont apparus[11, 14].
  4. Vérifiez par le toucherCherchez les endroits où votre cheval aime être gratté. Lors d’un toucher agréable, les chevaux recherchaient plus souvent le contact, et lors d’un toucher désagréable, ils s’écartaient[8]. Chaque cheval aime des choses différentes[9].
  5. Filmez vos séancesUne fois par mois, filmez de profil quelques minutes de votre séance, toujours depuis le même endroit. Sur la vidéo, vous verrez la bouche, les yeux, les oreilles et la queue, qu’on ne voit pas en selle[18].
  6. Laissez un moment au chevalAprès quelque chose de difficile, attendez avant de passer à la suite, et regardez si la tension retombe[11].

Quand appeler le vétérinaire

  • le cheval reste de plus en plus souvent immobile, le regard fixe, et se désintéresse de son environnement[10],
  • il garde constamment les oreilles couchées en arrière en mangeant son foin[4],
  • sous la selle, il montre beaucoup de signaux à la fois, par exemple il couche les oreilles, fouaille de la queue, ouvre la bouche, trébuche ou change de pied au galop[18],
  • le cheval se contracte ou s’écarte à chaque fois qu’on le touche au même endroit, par exemple sur le dos[23],
  • la façon dont le cheval réagit à la selle ou à vous a soudainement changé.

Questions fréquentes

Comment savoir si un cheval est détendu ?

Un cheval détendu a généralement les yeux mi-clos, la lèvre inférieure relâchée et la tête plus basse[6, 7]. Au quotidien, un cheval qui se sent bien passe la plupart de son temps à manger, à marcher tranquillement et à regarder autour de lui[4].

Un cheval qui se lèche les lèvres s’est-il détendu ?

Après un stress, les chercheurs associent le léchage et le mâchonnement au retour à l’équilibre[11]. Cela signifie toutefois qu’il y avait une tension auparavant ; il vaut donc la peine de savoir ce qui l’a provoquée.

Pourquoi un cheval bâille-t-il ?

Le bâillement est associé à des situations intenses, agréables ou non, et pourrait aider à évacuer la tension[14]. Chez les chevaux atteints de stéréotypies, il allait de pair avec celles-ci[15]. Il peut aussi être contagieux entre chevaux qui s’apprécient[16].

Des oreilles couchées en arrière signifient-elles toujours la colère ?

Non. Quand on les grattait à leur endroit préféré, les chevaux tenaient les oreilles en arrière, presque dans l’axe du nez[8]. Sous le cavalier, des oreilles en arrière pendant au moins 5 secondes étaient en revanche associées à une locomotion anormale[18].

Que ressent-on en selle quand le cheval se sent bien ?

Un rythme et une vitesse réguliers, un mouvement droit et volontiers en avant, et un galop sur le bon pied. La bouche, les yeux, les oreilles et la queue se vérifient mieux sur une vidéo[18].

Sources scientifiques

Nous avons vérifié chaque publication dans les bases Crossref et PubMed. Les numéros dans le texte renvoient à la liste, et les liens DOI aux articles originaux.

  1. Bell C, Rogers S, Taylor J, Busby D. Improving the Recognition of Equine Affective States. Animals. 2019;9(12):1124. doi.org/10.3390/ani9121124
  2. Wells A, Hiney KM, Brady CM, Anderson KP. Enhancing equine welfare: a qualitative study on the impact of RAiSE (Recognizing Affective States in Equine) as an educational tool. Translational Animal Science. 2025;9:txaf033. doi.org/10.1093/tas/txaf033
  3. Hall C, Kay R. Living the good life? A systematic review of behavioural signs of affective state in the domestic horse (Equus caballus) and factors relating to quality of life. Part 2: Horse-human interactions. Animal Welfare. 2024;33:e41. doi.org/10.1017/awf.2024.41
  4. Hausberger M, Lerch N, Grandgeorge M. Farm Atmosphere: Calm Attention and Mobility Characterise Positive Horse Welfare. Animals. 2026;16(10):1557. doi.org/10.3390/ani16101557
  5. Hall C, Kay R. Living the good life? A systematic review of behavioural signs of affective state in the domestic horse (Equus caballus) and factors relating to quality of life. Part I: Fulfilment of species-specific needs. Animal Welfare. 2024;33:e40. doi.org/10.1017/awf.2024.38
  6. Jastrzębska E, Górecka-Bruzda A, Ogłuszka M, Lipka MS, Pawłowska A. Effect of Massage on Stress Indicators in Recreational Horses - A Pilot Study. Animals. 2025;15(6):789. doi.org/10.3390/ani15060789
  7. Paksoy Y, Ural K, Erdoğan H, Erdoğan S, Paşa S. Behavioral Assessment of Equine Relaxation Following Manual Therapy: A Pilot Study. Veterinary Sciences. 2025;12(9):865. doi.org/10.3390/vetsci12090865
  8. Lansade L, Nowak R, Lainé AL, Leterrier C, Bonneau C, Parias C et al. Facial expression and oxytocin as possible markers of positive emotions in horses. Scientific Reports. 2018;8(1):14680. doi.org/10.1038/s41598-018-32993-z
  9. Loftus L, Newman A, Leach M, Asher L. Exploring the induction and measurement of positive affective state in equines through a personality-centred lens. Scientific Reports. 2025;15(1):18550. doi.org/10.1038/s41598-025-98034-8
  10. Fureix C, Jego P, Henry S, Lansade L, Hausberger M. Towards an Ethological Animal Model of Depression? A Study on Horses. PLoS ONE. 2012;7(6):e39280. doi.org/10.1371/journal.pone.0039280
  11. Scopa C, Palagi E, Sighieri C, Baragli P. Physiological outcomes of calming behaviors support the resilience hypothesis in horses. Scientific Reports. 2018;8(1):17501. doi.org/10.1038/s41598-018-35561-7
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  13. Merkies K, Ready C, Farkas L, Hodder A. Eye Blink Rates and Eyelid Twitches as a Non-Invasive Measure of Stress in the Domestic Horse. Animals. 2019;9(8):562. doi.org/10.3390/ani9080562
  14. Górecka-Bruzda A, Fureix C, Ouvrard A, Bourjade M, Hausberger M. Investigating determinants of yawning in the domestic (Equus caballus) and Przewalski (Equus ferus przewalskii) horses. The Science of Nature. 2016;103(9-10):72. doi.org/10.1007/s00114-016-1395-7
  15. Fureix C, Gorecka-Bruzda A, Gautier E, Hausberger M. Cooccurrence of Yawning and Stereotypic Behaviour in Horses (Equus caballus). ISRN Zoology. 2011;2011:1-10. doi.org/10.5402/2011/271209
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  18. Dyson S, Pollard D. Determination of Equine Behaviour in Subjectively Non-Lame Ridden Sports Horses and Comparison with Lame Sports Horses Evaluated at Competitions. Animals. 2024;14(12):1831. doi.org/10.3390/ani14121831
  19. Wolframm IA, Everding M, Savulchyk V, Borssen J, Gudden DDM. From Concept to Perception: Equestrian Definitions of Harmony and Visual Attention in Horse–Rider Evaluation. Animals. 2026;16(10):1483. doi.org/10.3390/ani16101483
  20. Nothaft IT, Padilha FGF, Meriade GB, Leite JDS, Ferreira AMR. Conflict Behaviour Frequency During Show Jumping Competitions: A Practical Study. Animals. 2026;16(11):1620. doi.org/10.3390/ani16111620
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Publié le . Cet article a une visée pédagogique et ne remplace pas l’examen par un vétérinaire.